Bien preparer l"entree en retraite
Accès direct à l'EDITO On en parle dans la presse Découvrez notre page Facebook Découvrez notre page Twitter Un accompagement, un soutien, une écoute.
Pourquoi envisager l’entrée en maison de retraite ?
La perte d'autonomie : dépendance ou pas ?___________________________________

La perte d’autonomie est souvent la première raison invoquée pour demander l’entrée en établissement d’un parent ou d’un conjoint. Mais que met-on derrière ce mot ?

Outre qu’une perte peut être compensée –jusqu’à un certain point- par des aides à domicile, il convient de ne pas ajouter trop vite l’adjectif « dépendant » après l’expression "personne âgée". L’autonomie se définit en effet par la capacité à pouvoir agir sans l’aide d’autrui, à conserver son libre arbitre. Ainsi une vieille personne utilisant un rollateur (sorte de déambulateur à roues) pour faire ses courses et disposant d’un ascenseur pour accéder à son logement, a, certes, subi des pertes de capacités motrices, mais elle est indépendante.
De même, la perte de la parole (aphasie) ou les troubles de la communication, ne correspondent pas toujours à une dépendance psychique. Le fait de ne pas pouvoir exprimer verbalement sa volonté ne signifie pas que l’on n’est plus sujet, acteur de sa vie. Les mimiques, les modifications du comportement, les cris sont des moyens de se faire comprendre lorsque l’on a perdu les capacités d’expression habituelles.

Qu’est-ce que la dépendance ?
Une personne devient physiquement dépendante lorsqu’elle a besoin de l’aide d’un tiers pour accomplir des gestes qu’elle accomplissait seule auparavant, et psychiquement dépendante lorsqu’elle perd ses capacités de jugement. Lors d’un projet d’entrée en maison de retraite, la prise en compte du désir de la personne concernée, quelles que soient les façons dont celui-ci s’exprime, est capital. Et même lorsque la dépendance psychique est avérée, ne rien dire, ne pas prévenir, ne pas accompagner, négliger d’informer son proche de son déménagement prochain, c’est nier qu’il demeure un être humain, un sujet à part entière, et ajouter encore au traumatisme que représente, dans tous les cas, la perte de son cadre de vie. L’écoute d’un tiers neutre (ni lié à la famille, ni lié à la structure) peut être une aide importante dans ces moments de prise de décision.