Bien preparer l"entree en retraite
Accès direct à l'EDITO On en parle dans la presse Découvrez notre page Facebook Découvrez notre page Twitter Un accompagement, un soutien, une écoute.
Qui prend la décision de l'entrée en maison de retraite ? La famille ?_________________

« Placer » son père, sa mère, son conjoint est une décision souvent difficile. Mais quelle légitimité a la famille, même proche, pour décider à la place d’un adulte fût-il âgé ?

Pourquoi la famille devient acteur dans cette prise de décision ?
Lorsque les parents vieillissent ou qu’un conjoint tombe malade, les enfants ou le compagnon en bonne santé s’en sentent responsables. Ils sont également sollicités pour aider, accompagner, soutenir.
Cette responsabilité, les conduit à se positionner dans un rôle presque parental, qui amène à penser que l’on peut ou doit agir au mieux des intérêts de l’autre, même si ces intérêts vont à l’encontre de son désir.
Voici les deux grandes raisons évoquées par les familles lorsqu’elles envisagent l’entrée d’un parent en maison de retraite.

L'inquiétude
Souvent la survenue d’un événement ou l’apparition d’une incapacité fait traumatisme pour la famille : Un parent se perd dans la rue, chute dans sa salle de bain, oublie le gaz, devient incontinent par exemple. L’entourage estime alors dangereux pour leur proche de vivre seul à domicile.
(Voir aussi la rubrique "Pourquoi envisager l’entrée ?")

L'épuisement
La décision de faire entrer un parent en institution se prend souvent après des années pendant lesquelles, progressivement, le conjoint ou le ou les enfants ont été amenés à prendre en charge le parent concerné.
Courses, repas, accompagnement chez le médecin, voire toilette : ces tâches peuvent s’ajouter à la vie professionnelle lorsque l’aidant est un enfant encore en activité, ou à une fatigue liée à l’âge lorsque l’aidant principal est le conjoint. Une situation qui conduit aux limites des capacités psychiques et physiques.

De nombreuses études ont d’ailleurs objectivé cet épuisement en montrant une hausse du stress, de la dépression, de l’hypertension artérielle chez les aidants familiaux notamment lorsqu’ils accompagnent des malades souffrant de maladie d’Alzheimer.

Quand commencer à y penser ?
Ces éléments peuvent légitimement pousser à envisager la prise en charge de son parent dans un établissement conçu pour garantir son confort et sa sécurité.

Il est toutefois souhaitable d’envisager cette solution avant que les circonstances ne précipitent la décision. Mieux vaut ne pas en faire un tabou et pouvoir anticiper avec son parent : en parler avec lui, consulter des brochures, visiter des lieux.
Pour autant, il ne faut pas perdre de vue que votre logique n’est pas forcément celle de votre parent.
Le plus souvent, il ne se sent pas « si vieux », ni « invalide », il estime « peut très bien se débrouiller », et n’a pas envie de quitter un logement qu’il a choisi, où il vit depuis de longues années et qui est plein de ses souvenirs.

Pour sortir de la logique de « placement » qui dit bien la façon dont on peut « oublier » ou refuser d’entendre le point de vue de son parent, il peut être intéressant de bénéficier d’un accompagnement dans cette prise de décision : bénéficier d’un lieu neutre où les désirs, les culpabilités, les blocages des uns et des autres peuvent être entendus, où la parole peut circuler.